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Marseille (13), Extension du périmètre d'Euromediterranée

Assistance à la maîtrise d’ouvrage pour préparer l’élaboration du projet urbain

Maitrise d’ouvrage : Etablissement Public d’Aménagement EuroMéditerranée

Maitrise d’œuvre : Jean-Michel Savignat architecte urbaniste

Équipe : EURECA, programmation urbaine, mandataire

Mission : Assistance à maîtrise d’ouvrage 

Calendrier : 2007 - 2008

De la plaine d’Arenc au vallon des Aygalades, depuis les ports jusqu’à Bon Secours ou les Arnavaux, ce grand territoire envisagé pour l’extension du périmètre de l’opération Euroméditerranée est caractéristique de cette « ville populaire –  décrite par Marcel Roncayolo – qui de la Joliette à Mourepiane et à l’Estaque a atteint dans les années 1950 son plein développement, une banlieue aux formes incertaines qui occupe une grande partie du terroir, résultat d’une sédimentation longue : trame industrielle, morcellement, maisons basses qui ont accueilli une grande partie du peuplement ». 

Reste aujourd’hui des territoires que, si l’on excepte les noyaux villageois, on ne sait ni nommer, ni situer, un faubourg industriel, une banlieue, où domine un fort sentiment d’incohérence, un paysage fragmenté et discontinu où l’on a une grande difficulté à se repérer et à s’orienter, un site peu perméable fait de grandes enclaves, portuaires ou ferroviaires, fortement contraint par les emprises des infrastructures, marqué par une topographie – naturelle et artificielle – mouvementée, laissant peu de place à un réseau viaire difficilement praticable et incohérent, et où domine un habitat plutôt dégradé et paupérisé.

Pourtant, et là est nous semble-t-il l’enjeu de ce projet d’extension du périmètre de l’opération Euroméditerranée, ce secteur présente un réel potentiel de renouvellement et de développement urbain. Sa localisation dans l’agglomération, la présence d’infrastructures de déplacement (le métro bientôt prolongé jusqu’à Capitaine Gèzes, le futur tramway), la gare TGV au sud et une accessibilité plutôt aisée (les autoroutes, mais aussi à terme la L2), en sont les premiers indicateurs. Auxquels il faut bien sûr ajouter cette  situation non seulement au contact immédiat de hypercentre de Marseille et en continuité du périmètre actuel d’Euroméditerranée, mais surtout qui inscrit ce territoire potentiellement au cœur de la centralité marseillaise : Cap Pinède n’est finalement pas plus éloigné du Vieux Port que le rond-point du Prado.

C’est donc dans ce contexte urbain, riche et complexe, qu’est aujourd’hui envisagé la poursuite du processus de transformation engagé par l’opération Euroméditerranée et dont les premiers objectifs nous semblent bien être : 
- de donner une identité et toute sa place dans le dispositif urbain à cette centralité nord de Marseille, 
- de trouver là, en partie, ce foncier qui fait par ailleurs aujourd’hui défaut, 
- d’étendre et conforter ainsi un cœur de métropole actif et habité.

Alimenter le débat et les échanges, aider à formuler un projet, préparer les décisions nécessaires à sa mise en œuvre ssont les trois principaux objectifs assignés à cette mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage. Elle doit déboucher sur l’élaboration du cahier des charges de la consultation internationale d’urbanisme qui définira le plan directeur d’aménagement de cette zone d’extension de l’Opération d’Intérêt National Euroméditerranée.