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Marseille (13), Secteur Auphan-Charpentier, quartier Saint-Mauront

Étude urbaine de requalification

Maitrise d’ouvrage : Ville de Marseille - D.G.U.H. - Direction de l’Habitat et du Logement

Maitrise d’œuvre : Jean-Michel Savignat architecte urbaniste mandataire

Équipe : Itinéraires, bureau d’études techniques

Mission : étude de requalification urbaine 

Calendrier : 2007

Accroché à la colline, installé là où l’industrie lui a laissé de la place, le faubourg de Saint Mauront a accueilli dès le début du XIXème siècle un habitat populaire et ouvrier. Il a depuis subit de plein fouet les logiques de l’activité et de l’infrastructure  qui ont fait de ce quartier, paradoxalement proche du centre ville, un “arrière“difficilement accessible et praticable : la tranchée de l’autoroute, l’échangeur de Plombières au nord et la voie SNCF au sud, les grandes poches que forment à l’ouest France Telecom, les Docks Libres et l’îlot Storione, ou encore aujourd’hui la cité Bellevue, mais aussi - il est vrai - une topographie compliquée en sont les principales raisons. 

Reste aujourd’hui, à l’écart des mouvements de la ville, un quartier d’habitat privé, pour partie très dégradé, qui accueille une population défavorisée et où domine un fort sentiment d’incohérence, et parfois d’abandon, un site enclavé et peu perméable, un paysage fragmenté et discontinu où l’on a une grande difficulté à se repérer et à s’orienter. 

Les  graves dysfonctionnements urbains, en matière d’habitat, de déplacements et d’activités économiques font de ce quartiers péri-central un quartiers prioritaire au titre du programme Borloo (ZUS Saint Mauront-Bellevue-Cabucelle) et imposent d’engager une requalification importante de ce secteur. Pourtant, et là était peut-être un des enjeux de cette étude, ce secteur présente aujourd’hui un réel potentiel de renouvellement et de développement urbain. Sa situation dans l’agglomération, au contact immédiat du centre ville, pas très loin d’Euroméditerranée et du Parc habité, la proximité du métro et de l’échangeur de Plombières, les disponibilités foncières potentiellement significatives en sont effectivement les premiers indicateurs. 

Et si l’objectif  était bien de créer là un quartier de centre ville à vocation essentiellement résidentielle peut-être fallait-il aussi, pour inverser la perception que l’on peut avoir de ce quartier, simplement s’appuyer sur les qualités que l’on semble pouvoir y déceler, ces moments de calme que l’on découvre au détour d’une rue ou d’une ruelle, ces quelques jardins à l’abri du vent, cette pente tournée vers le soleil ou encore ces horizons ouverts à la vue, et qui font de ce quartier de faubourg accroché à flanc de colline potentiellement un territoire tout à fait remarquable. C’est à cet objectif principal que s’attache le plan guide produit dans le cadre de cette étude et qui devrait servir de trame au renouvellement urbain de ce quartier de faubourg.