© 2017 by TERRITOIRES URBAINS. 

Marseille (13), Pôle Flammarion

Mission de programmation, de projet urbain et de concertation

Maitrise d’ouvrage : SOLEAM Marseille

Maitrise d’œuvre : TERRITOIRES URBAINS architectes urbanistes mandataire

Équipe : EURECA programmation urbaine et concertation, Itinéraires bureau d’études techniques

Mission : programmation urbaine et élaboration du schéma d’aménagement définitif

Calendrier : 2015 - 2016

Vaste triangle de près de 6 hectares, dessiné à l’ouest par la rue Bénédit et à l’est par le boulevard Camille Flammarion, et calé au nord contre les voies ferrées de la ligne Marseille-Toulon, l’îlot – ou plutôt le méga-îlot – Flammarion occupe aujourd’hui une situation paradoxale : 

• une localisation stratégique en limite de l’hypercentre-ville, à l’interface des quartiers Longchamp, des Chutes-Lavie et de la Belle de Mai, proche d’une gare Saint-Charles dont on sait les transformations à venir ; 

• un manque de visibilité et une situation difficile tant par son enclavement, il est distribué en cul-de sac et fermé au nord par le faisceau ferré,  que par sa topographie, plus de 24 mètres de dénivelé d’est en ouest. 

Aujourd’hui, si peu de transformations ou d’évolutions peuvent être envisagées sur ses rives, le cœur de ce méga-îlot offre par contre de réelles possibilités de renouvellement et constitue, dans une zone de bonne desserte et à proximité de nombreux équipements publics de quartiers (écoles, collège, lycée …) mais aussi majeurs (Palais Longchamp et Friche de la Belle de Mai), une offre foncière significative qu’il s’agit bien d’exploiter et de mettre en valeur.

Cette situation, quelque peu enclavée, de ce vaste cœur d’îlot mutable a conduit à penser là un aménagement qui ne cherche pas à prolonger artificiellement la trame urbaine du centre ville, mais qui s’appuie d’abord sur les qualités du site : les vues offertes par l’étagement des sols, les grands murs et leur matérialité, les quelques plantations et alignements existants – ils ne sont pas négligeables –, mais aussi le calme qui prévaut quand on est au cœur de ce grand îlot et ce sentiment d’être là à la fois au centre ville et quelque peu à l’écart …

Le choix de créer ici un quartier paysage a conduit à mettre en place quelques principes ou règles qui structurent l’aménagement : 

• une attention à l’existant et une approche qui cherche à “coller“ au mieux au terrain existant et vise à limiter ainsi les contraintes d’adaptation au site 
• la mise en place d’un système de voirie résidentielle à sens unique complété de cheminements piétons innervant le cœur du quartier.
• l’organisation d’îlots ouverts, discontinus, offrant des vues profondes sur des cœurs d’îlots plantés en pleine terre et ménageant des ouvertures sur le grand paysage.
• des typologies bâtis diverses, privilégiant des logements traversants et dotés de prolongements extérieurs confortables (avec une capacité d’environ 330 logements).
• l’implantation d’équipements publics de quartiers : un groupe scolaire de 8 classes, d’une crèche de 40 berceaux en socle d’un immeuble d’habitation et la possibilité de réinvestir la maison 19ème et ses abords pour y aménager un équipement de proximité.
• la création d’espaces publics de proximité plantés